Contemporain

Brooklyn de Colm Toibin

9 mars 2016


Auteur : Colm Toibin
Editions : 10/18
Année de sortie : 2011
Prix : 8,10€ – Acheter sur Amazon
Pages : 332
Lu du 02 au 06 mars 2016

L'histoire

Année 1950. New York, terre d’exil et nouvelle Terre promise, s’étend à l’horizon. Alors qu’elle quitte l’Irlande pour travailler à Brooklyn, la jeune Eilis se perd dans cette ville anonyme. Mais bientôt un drame la rappelle dans son pays natal. Déchirée entre deux mondes, entre l’enfance et l’avenir, quels choix fera-t-elle pour tracer sa voie ?

Quatrième de couverture.

Mon avis

Pour ceux qui me suivent sur Instagram, vous êtes sans doute déjà au courant, pour les autres, j’ai eu ce livre grâce à la box Livre-moi(s) du mois de février. J’ai été plus emballée par cette sélection, par rapport à celle de janvier – qui malgré tout a finalement été une agréable surprise, et si tu veux en savoir plus, je t’invite à aller lire ma chronique – car l’histoire me plaisait bien. Un mélange d’amour et d’immigration, un déchirement entre les deux et un choix à faire. L’Irlande, ou l’Amérique ?

J’avoue que tout le long de ma lecture mon avis était mitigé, et c’est maintenant, après quelques jours de réflexion, que je me mets à réellement apprécier cette histoire ! Pour autant, Brooklyn ne fera je pense pas parti des romans qui me marqueront dans le temps. Je pense que c’est un bon roman mais qu’il ne m’a pas touché autant que la plupart des gens. Bref, j’arrête de tergiverser et j’vais rentrer dans le vif du sujet, hein !

Première chose qui m’a beaucoup freiné et me freinera toujours énormément dans un roman, c’est la façon dont l’histoire était séparée : pas de chapitre, juste 4 parties (dont une énorme), c’était écrit en petit avec peu de dialogue et de saut de lignes. J’ai vraiment horreur de ça, j’ai l’impression de ne pas pouvoir prendre de pauses pendant ma lecture sinon j’ai peur d’en perdre le fil. C’est sans doute pour cette raison que j’ai trouvé que le roman avait beaucoup de longueur. Ce n’est pas trop mal écrit et plutôt agréable à lire, mais le fait que ce soit divisé seulement en quatre parties m’a empêché de bien apprécier Brooklyn. Il faut du temps avant qu’Eilis ne parte à Brooklyn, du temps avant qu’elle ne rencontre Tony et encore plus de temps pour que leur relation se développe et qu’intervienne subitement cet évènement inattendu et triste. Je m’attendais à c’que son dilemme entre l’Irlande et Brooklyn prenne plus de place et au final ce n’est qu’une infime partie de l’histoire !

À mon avis, la quatrième de couverture résume mal l’histoire. Le centre de l’histoire, selon moi, c’est l’immigration d’Eilis. Quand elle part, elle a peu d’expérience, elle est naïve, très peu sûre d’elle, elle se laisse énormément menée et influencée par les autres ; j’ai été un peu agacée par cette Eilis là car elle manquait de caractère. Quand elle est partie, elle avait peur, et même si je suis loin d’avoir fait un aussi long voyage qu’elle et que je ne suis pas partie seule (j’ai seulement déménagé de Chambéry à Saint-Etienne avec mon copain, c’est à 1h30 de route, pas besoin d’une semaine de bateau pour y aller !), j’ai tellement compris sa trouille, je l’ai tellement ressenti avec elle, que j’ai été touchée par ce qu’elle vivait. Quand elle a eu son mal du pays je n’ai pu que comprendre aussi car il m’arrive souvent de ressentir la même chose, même si c’est loin d’être aussi difficile et exacerbé qu’elle ! Tout en suivant son évolution dans cette nouvelle vie, on peut aussi apprécier son évolution personnelle : elle grandit, gagne en assurance et en répondant.

Je disais un peu plus haut que la relation entre Eilis et Tony avait mis du temps à se développer, mais il ne faut pas oublier que ce roman se passe dans les années 1950, la religion avait une place importante dans la vie des gens – du moins dans celle de nos personnages – et il était hors de question de faire quoi que se soit avant le mariage, sinon c’était mal vu. Néanmoins, je les ai trouvé sincère et attachant – sauf si on oublie quelques détails, mais je ne spoilerai pas.

-Tu veux savoir pourquoi je suis venu à un bal irlandais ?
-D’accord, je te pose la question. Pourquoi es-tu venu à un bal irlandais ?
-Parce que j’aime bien les filles irlandaises.
-Toutes ? N’importe laquelle ?
-Non. C’est toi qui me plais.
-Oui, mais si je n’avais pas été là, tu en aurais choisi une autre.
-Non. Si tu n’avais pas été là, je serais rentré chez moi tout triste en regardant mes pieds.

Quant à la révélation qui a forcé Eilis à retourner en Irlande, même si elle m’a rendu triste, elle était bien trouvée, car personnellement je ne m’y suis pas du tout attendue ! Ou alors c’est que je m’attendais tellement à autre chose que du coup j’ai pas pensé à cette possibilité. Mais du coup j’ai bien aimé car ça donnait un peu de peps à l’histoire qui était un peu routinière à mon goût depuis quelques temps, c’est dommage que ce soit arrivé à 100 pages de la fin. Du coup, j’ai limite trouvé que la fin était bâclée, car la partie où elle revient en Irlande prend peu de places, son dilemme aussi, et au final son choix s’impose très très rapidement et bim, c’est la fin. C’est une fin ouverte qui laisse libre court à notre imagination de créer la suite, ça m’a un peu prise au dépourvu mais d’un autre côté j’ai apprécié, car j’aurais eu peur d’être déçue si elle avait été écrite ! Malgré ces bons points, j’ai trouvé Brooklyn un peu trop longuet à mon goût (à cause de la répartition des parties) et ça m’a un peu gâché mon plaisir, car je me suis presque ennuyée parfois.

(Rassurez-vous, on pourrait croire que je raconte toute l’histoire mais non, je garde le plus intéressant pour moi afin de ne pas spoiler !)

brooklyn

Ma note : 3/5

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Bonne journée, Sandy

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