Horreur / Terreur

Le Fléau

16 octobre 2016
le fleau
AUTEUR : STEPHEN KING

Saga : Le Fléau (tome 1&2)
Editions : Le Livre de Poche
Année de sortie : 1978

Poche 1 : 8,60€
Poche 2 : 8,90€

Pages : 764 & 790
Lu du 6 au 14 août 2016
& du 10 septembre au 15 octobre

Site de la maison d’édition
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L'histoire

Il a suffi que l’ordinateur d’un laboratoire ultra-secret de l’armée américaine fasse une erreur d’une nanoseconde pour que la chaîne de la mort se mette en marche. Le Fléau, inexorablement, se répand sur l’Amérique et, de New York à Los Angeles, transforme un bel été en cauchemar.

Avec un taux de contamination de 99,4%.

Dans ce monde d’apocalypse émerge alors une poignée de survivants hallucinés. Ils ne se connaissent pas, pourtant chacun veut rejoindre celle que, dans leurs rêves, ils appellent Mère Abigaël : une vieille Noire de cent huit ans dont dépend leur salut commun.

Mais ils savent aussi que sur cette terre dévastée rôde l’Homme sans visage, l’Homme noir aux étranges pouvoirs, Randall Flagg. L’incarnation des fantasmes les plus diaboliques, destinée à régner sur ce monde nouveau. C’est la fin des Temps, et le dernier combat entre le Bien et le Mal peut commencer.

Mon avis

∴ Exceptionnellement, je décide de regrouper deux romans d’une duologie dans une seule chronique. Pourquoi ? Car je suis actuellement en train de finir Le Fléau 2, je l’aurais très probablement fini quand cet article sera publié d’ailleurs, et mon avis ne changera certainement pas sur cette saga. De plus, je n’ai pas réussi à quitter cette saga bien longtemps, il a fallu que j’enchaîne rapidement avec la suite tant j’ai adoré l’histoire, l’intrigue, les personnages, bref tout. Cette saga est juste un gros coup de cœur pour moi, sachez-le avant même de commencer la lecture de cette chronique !

◊ Pour commencer, l’intrigue en elle-même avait de très grandes chances de me plaire : un mystérieux virus s’est échappé d’un laboratoire de l’armée américaine, à cause d’une erreur, et c’est 99,4% de la population mondiale qui est décimée en quelques semaines. Quelques survivants tentent de se regrouper autour de deux personnes et de vivre malgré leurs deuils, malgré le manque d’électricité et de tout ce que la société apportait avant qu’elle ne cesse totalement de fonctionner. De quoi explorer l’instinct de survie et la psychologie de l’être humain.

◊ Dans la préface, Stephen King met en garde ses lecteurs : le roman a été publié une première fois une dizaine d’années en arrière mais sous un format beaucoup moins développé. Donc s’ils ont lu cette première version, ils ne doivent pas s’attendre à lire un roman différent : il s’agit du même, avec 400 pages en plus. À l’époque, où il était sans doute moins connu, le roman faisait bien trop de pages et rapporterait bien peu, du coup à la demande de la maison d’édition et à contrecœur Stephen King a fait des coupures dans son roman. Je suis heureuse d’avoir pu découvrir cette saga dans son entièreté car je l’ai aimé du début à la fin et je pense qu’avec 400 pages en moins il aurait manqué énormément d’informations importantes, je ne l’envisage absolument pas.

◊ Ce n’est plus une surprise pour moi maintenant : j’ai accroché au style de Stephen King dès les premières lignes. Je crois que cet auteur pourrait écrire n’importe quoi, je boirais toujours ses mots. Au total c’est 1554 pages de pur bonheur, et si j’en aurais très certainement eu marre avec un autre auteur, avec Stephen King je ne me suis pas ennuyée ni lassée une seule fois. Pourtant, j’ai mis longtemps à le lire, autant j’ai lu le premier en une semaine, autant j’ai mis un peu plus d’un mois à lire la suite, mais non pas par manque de plaisir mais par manque de temps. Bref, avec autant de pages sur une histoire de survie, on pourrait presque avoir peur de s’ennuyer, mais pour ma part ça n’a jamais été le cas avec cet auteur. Il raconte des choses simples mais il sait accrocher le lecteur. Et dire que j’avais peur de me lancer dans les romans de cet auteur car j’avais peur d’être déçue du fait qu’il soit trop connu !

◊ Bref, pour en revenir à cette duologie, l’univers est super bien construit et fascinant, captivant, tout ce que vous voulez. On se retrouve plongé dans l’horreur d’un monde apocalyptique où tout le monde meurt et où ceux qui survivent ne peuvent rien faire pour sauver leurs proches, si ce n’est leur rendre la fin la plus douce possible puis s’enfuir pour tenter de se regrouper. La progression de la maladie, la descente aux enfers pour les Etats-Unis, sont incroyablement bien décrits. Ça m’a captivé. Rapidement, la science-fiction tourne au paranormal quand les survivants se rendent compte qu’ils font tous le même rêve et le même cauchemar : dans l’un, Mère Abigaël, douce et rassurante, dans l’autre Randall Flagg, l’homme noir, un homme mauvais. Personnellement j’ai énormément aimé ce mélange : le réalisme de l’histoire qui m’a plus d’une fois amenée à me demander si ça ne pouvait pas se produire dans la réalité un jour (et je pense qu’il y a de grandes chances pour que cela arrive) et les évènements inexplicables, magiques, qui pouvaient avoir lieu et donnaient à l’histoire un côté imprévisible, puisque les évènements n’étaient pas toujours en faveur des gentils.

◊ Le côté Bien vs Mal est toujours un combat qui me dérange dans les livres et les films et là nous sommes un peu dedans. Néanmoins ça reste nuancé et c’est ce qui m’a beaucoup plu. Randall Flagg est le mal incarné certes, et certains de ses hommes sont mauvais mais il demeure tout de même une part de bien en eux, même s’ils ont mal agi durant leur ancienne vie ils sont loin d’être aussi cruels que l’homme noir et n’approuvent d’ailleurs pas forcément sa manière de gouverner. Les gens qui se sont regroupés à Las Vegas, là où l’homme noir a élu domicile, ne sont pas forcément mauvais non plus, ils cherchent simplement un endroit où se réfugier afin d’être à l’abri pour l’hiver. À l’inverse, Mère Abigaël est profondément douce et bonne mais elle se rend rapidement compte qu’elle a fait quelques erreurs, et la plupart de ses bras droits sont des hommes qui ont un passé un peu compliqué, où ils ont fait des erreurs mais tentent de se racheter. Pour faire court, même si je pourrais sans doute en parler pendant des pages et des pages, tout n’est pas blanc ou noir dans ce roman et le bien ne triomphe pas forcément.

Les personnages :
Je ne parlerai pas de chacun d’eux individuellement car cette duologie en possède beaucoup, autant du côté de Mère Abigaël que du côté de Randall Flagg, mais je les ai tous énormément aimé et je suis super triste de les quitter. Je ne me suis pas du tout perdue parmi ce trop grand nombre de protagonistes et j’ai apprécié connaître leur histoire, leur peur, mais aussi leur force et leur faiblesse. Ces personnages y sont pour beaucoup dans mon coup de cœur. Au cours de ces deux pavés j’ai eu le temps de les connaître et de m’attacher énormément à eux, un peu comme s’ils existaient vraiment. J’ai été triste quand il est arrivé du mal à certains, j’ai été choquée par ce que d’autres faisaient, j’ai ri avec d’autres encore ou de certaines actions, bref ce roman m’a fait ressentir beaucoup de choses grâce à eux ! Des personnages réalistes, à la fois complexes et simples, identifiables, humains, et encore une fois super attachants. Stephen King a toujours eu un énorme talent de ce côté-là aussi à mes yeux.

√ Pour conclure, puisqu’il faut bien le faire un jour, cette duologie est un énorme coup de cœur du début à la fin, cette saga ne fait que grandir l’amour que j’ai pour les romans de Stephen King et je pense d’ailleurs que je vais rapidement me replonger dans un de ses romans.

le fleau

Les plus

  • une intrigue apocalyptique comme je les aime
  • une histoire captivante qui ne m’a pas lassée une seule fois
  • un univers bien construit
  • la progression de la maladie est décrit de manière réaliste
  • un combat Bien vs Mal mais avec des héros nuancés
  • des personnages complexes et attachants

Les moins

  • A U C U N

Ma note : ♥♥♥♥♥

Qu’avez-vous pensé de cette saga ?
Si vous ne connaissiez pas, ma chronique
vous a-t-elle donné envie ?
N’hésitez pas à commenter, partager,
ou à cliquer sur le petit cœur en bas ♥

Bisous, Sandy

PS : si vous pouviez aimer ma page FB svp,
car j’ai dû en refaire une, je vous serais reconnaissante ♥

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12 Comments

  • Reply Mina 16 octobre 2016 at 14 h 11 min

    Hihihi ! Ravie de lire ta chronique, j’avais également adoré Le Fléau (^-^)

    • Reply Sandy 16 octobre 2016 at 14 h 13 min

      Je trouve que c’est une saga exceptionnelle ♥

  • Reply Kassyna 16 octobre 2016 at 15 h 49 min

    Mon chéri l’a lu et me l’a vivement recommandé.
    Tu enfonces le clou !
    Soit dit en passant, ça a été adapté par les éditions Delcourt en BD, et – toujours d’après chéri – c’est très réussi !

    • Reply Sandy 16 octobre 2016 at 17 h 33 min

      Wah merci pour l’info je savais pas du tout et ça me tente carrément, mais mon porte monnaie ne te remercie pas du coup 😀

  • Reply Yuyine 16 octobre 2016 at 17 h 03 min

    Quel enthousiasme! Pour ma part cette duologie a été une immense déception… parce que le thème était, semble-t-il, fait pour moi, mais que l’histoire ne m’a pas du tout convaincu car trop orienté « religion ». J’aurai aimé une plongée brute dans la psychologie humaine plutôt que de justifier les choses par deux entités antagonistes aux pouvoirs mystiques. Et la fin a été une IMMENSE blague pour moi… tant de pages pour ça? Bref, Le Fléau ne m’avait pas réconcilié avec King…

    • Reply Sandy 16 octobre 2016 at 17 h 38 min

      C’est pas faux c’que tu dis, c’est vrai que c’est très axé religion mais moi ce côté-là m’a pas déplu, disons que ça apportait sa petit originalité par rapport à ce type d’intrigue 🙂
      Par contre la fin j’avoue que j’étais hyper impatiente de la lire car j’avais du mal à imaginer un combat final hyper badass, et du coup je suis tombée sur le cul haha ça m’a fait mourir de rire même mais dans le bon sens car c’était tellement WTF…

  • Reply La route des lecteurs 18 octobre 2016 at 20 h 19 min

    Je n’ai toujours pas lu de Stephen King et je ne suis pas sûr que ce soit par cette duologie qu’il faut commencer. De toute façon, ce n’est pas le résumé qui m’attire le plus ^^ Shinning, peut-être ? 🙂

    • Reply Sandy 18 octobre 2016 at 20 h 52 min

      Shining je ne l’ai pas encore lu mais il est dans ma PAL et j’ai hâte de le lire, j’aime tellement le film! Il doit être bien pour découvrir King, sinon dans ceux que j’ai lu je te conseillerai Marche ou crève 🙂

  • Reply dreamingwithboooks 16 novembre 2016 at 12 h 59 min

    Je pense que cette saga pourrait me plaire! J’adore les univers post-apocalyptique (oui je dois être sadique ^^) et d’autant plus avec une histoire de virus qui touche la quasi totalité de la population!! En tout cas ta chronique donne bien envie de le découvrir!!

    • Reply Sandy 16 novembre 2016 at 14 h 49 min

      Pareil, j’adore ce genre d’univers 🙂 J’aime beaucoup les films de zombie et de fin du monde lol. Que ça soit un virus est assez bien trouvé car ça rend le récit encore plus flippant, presque réaliste.. Ca nous arrivera certainement un jour!

  • Reply Sandra 30 mars 2017 at 11 h 42 min

    Je n’ai lu que le premier et je n’ai pas eu le courage de passer sur le deuxième tome. J’ai beaucoup aimé, mais j’avais besoin de digérer cette première partie. Cela ‘a rappelé rapidement walking dead par l’aspect d’hécatombe

    • Reply Sandy 1 avril 2017 at 14 h 32 min

      Oui ça y ressemble un peu, même si on y voit pas de zombies 🙂 Ca ne m’étonnerait pas que l’auteur se soit inspiré du Fléau !

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