Contemporain

Petites recettes de bonheur pour les temps difficiles

30 mars 2016
petites recettes de bonheur pour les temps difficiles


Auteur : Suzanne Hayes et Loretta Nyhan
Editions : Pocket
Année de sortie : 2014
Prix : 7,80€ – Acheter sur Amazon
Pages : 400
Lu du 22 au 25 mars 2016

L'histoire

Etats-Unis, années 1940. Glory, enceinte et déjà mère d’un petit garçon, souffre de l’absence de son mari, parti au front, de l’autre côté de l’Atlantique. À des centaines de kilomètres d’elle, Rita, femme et mère de soldat également, n’a pour compagnie que la fiancée de son fils.

Une lettre, envoyée comme une bouteille à la mer, va les réunir. Entre inconnues, on peut tout se dire. Les angoisses, l’attente des êtres aimés, mais aussi les histoires de voisinage, les secrets les plus intimes et les recettes de cuisine. Les petites joies qui font que, dans les temps les plus difficiles, le bonheur trouve son chemin.

Quatrième de couverture.

Mon avis

Ce roman fait parti de la toute première sélection du #clublectureMS de Victoria, comme je ne connaissais pas encore je n’avais pas participé, mais j’ai lu tous ceux des autres éditions et je trouvais ça dommage de ne pas lire celui-là, surtout avec tous les retours positifs que j’en ai vu ! Fioulala, mais quelle petite pépite ♥

C’est un roman écrit à quatre mains, par Suzanne Hayes et Loretta Nyhan, et épistolaire, composé uniquement de correspondance donc entre deux femmes : Gloria, âgée de 23 ans, jeune mariée enceinte et mère d’un petit garçon de 2 ans dont le père est parti au combat ; et Rita, âgée de 41 ans, mariée depuis 20 ans à un homme trop âgé pour faire la guerre mais qui s’est engagé malgré tout, et mère d’un fils de 18 ans qui s’est engagé aussi.

Je me suis beaucoup, beaucoup attachée à ces deux femmes. J’avais l’impression de correspondre avec elles également, de partager leurs joies, peines, peurs, secrets et erreurs du quotidien, la sensation d’être comme une petite souris qui lisait les lettres par-dessus l’épaule de l’une et l’autre. Je pense que si ça n’avait pas été fait sous forme épistolaire le roman aurait perdu quasiment tout intérêt. Petites recettes de bonheur pour les temps difficiles est un roman que je n’aurais jamais voulu finir, j’aurais voulu continuer de correspondre avec Rita et Gloria comme si elles étaient de vieilles amies à moi aussi. Le fait que ça soit sous forme de lettres les a rendu tellement plus humaines, car certaines erreurs qu’elles s’avouent avoir faites, certains comportements qu’elles racontent avoir eu, auraient pu être agaçant dans un simple récit, mais là, je leur pardonnais à chaque fois, je comprenais même. En fait, je crois que je me suis imaginée qu’elles avaient réellement existé et que cette correspondance avait réellement eu lieu.

De plus, on sent vraiment l’évolution de ces deux femmes au cours de ces quelques années de correspondance, durant la guerre. Rita est comme une mère pour Gloria, à qui cette dernière demande toujours conseils, et elle passe d’une femme plutôt renfermée et asociale, distante et froide avec sa belle-fille, à une femme qui se bat, entourée et aimante. Gloria quant à elle est une jeune femme paumée, qui devient de femme dépendante à indépendante et féministe en quelques années, qui apprend à regarder ses erreurs en face, à les assumer et à faire le bon choix. J’ai trouvé ça vraiment très touchant.

Je ne peux que vous conseiller Petites recettes de bonheur pour les temps difficiles car c’est bien plus qu’une correspondance entre deux femmes. C’est l’histoire de la place de la femme durant la guerre, car même si elles n’ont pas eu à affronter les horreurs du front, elles ont dû assumer à la fois le boulot des hommes, le soutien des hommes au front par de petites actions (comme correspondre avec des soldats n’ayant pas de familles), et également le boulot de femme et mère à temps plein, tout en subissant le rationnement et la pénurie. Evidemment, ce n’est pas que ça, car nous partageons également avec elles les petites anecdotes du quotidien et je me suis surprise à me dire que ça me manquait à moi aussi, de correspondre – mais mon plus gros problème étant que je ne sais jamais comment finir une lettre et au final celle que je devais envoyer à ma meilleure amie début janvier n’est jamais partie, erm.

J’ai ri avec elles, j’ai eu peur avec elles, et il m’est arrivé d’avoir envie de pleuré avec elles aussi. Mais pourquoi ne l’ai-je pas lu avant ?! Ce roman m’a réchauffé le cœur.

Ma note : 5/5

Aimes-tu les romans épistolaires ?
Est-c’qu’il t’arrive de correspondre par courrier ?
N’hésites pas à commenter ou
à cliquer sur le petit cœur en bas ♥

Belle journée, Sandy

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4 Comments

  • Reply Camilla 2 avril 2016 at 16 h 28 min

    J’aimerais beaucoup découvrir ce roman! 🙂

    • Reply Sandy 2 avril 2016 at 17 h 25 min

      Il vaut vraiment le coup, je pensais pas autant l’aimer ^_^

  • Reply Virginie Cayha 7 avril 2016 at 9 h 47 min

    Coucou !

    J’ai adoré ce roman, ça a été un joli coup de coeur ! Déjà j’aime beaucoup les histoires épistolaires et le récit de ces deux femmes m’a beaucoup touché.

    Bisous !

    • Reply Sandy 7 avril 2016 at 18 h 39 min

      Oui, pourtant pour ma part je me doutais pas du tout qu’il serait aussi excellent 😀
      Merci pour ton commentaire!

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